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CHARTE DE L'ASSOCIATION SUISSE DE ZOOTHERAPIE
créée le 22 avril 2004
Buts
statutaires de l'association:
Regrouper les intervenants en zoothérapie
Promouvoir la zoothérapie
PRINCIPES :
La présente charte engage tous les membres de l’Association Suisse
de Zoothérapie ; elle a un caractère prééminent et impératif. Son but
est de garantir la dignité, le bien-être ainsi que les droits et les
devoirs des personnes prises en charge, des animaux ainsi que des
intervenants en zoothérapie.
ARTICLE PREMIER
L’INTERVENTION EN ZOOTHERAPIE
L’intervention est une réponse à la demande explicite présentée soit par
la personne qui souhaite être prise en charge, soit par son référent,
soit par l’équipe médicale ou éducative en charge de la personne.
Elle
s’inscrit dans un des domaines suivants :
-
L’acte thérapeutique
avec l’aide de l’animal
-
L’activité assistée par
l’animal
-
L’activité de
prévention avec l’animal
-
L’animation pédagogique
avec l’aide de l’animal
Le
projet d’intervention et ses objectifs doivent clairement être posés et
adaptés aux situations individuelles, en accord avec la demande. Ils
sont présentés à toutes les parties prenantes. L’objectif essentiel de
l’intervention est le mieux-être de la personne prise en charge.
L’intervention doit se dérouler dans un climat de confiance, de respect
de la personnalité, sans aucune forme de discrimination. L’intervention
tient compte des règles de sécurité et des assurances des deux parties.
ARTICLE SECOND
L‘INTERVENANT EN ZOOTHERAPIE
ET SA RELATION AVEC LES PERSONNES PRISES EN CHARGE
L’intervenant est formé ; il a suivi une ou plusieurs formations
dans les domaines d’interventions qu’il propose et a les
connaissances indispensables pour la détention des espèces d’animaux qui
l’accompagnent dans ses interventions.
En
fonction du domaine d’intervention choisi, l’objectif de l’intervenant
est de soigner, d’amener un mieux-être, d’animer ou de faire de la
prévention. Pour cela, il se dote de méthodes de travail, d’échange et
d’évaluation adéquates . Il se doit de maintenir et de développer ses
connaissances et son savoir-faire dans un processus de formation
continue.
Avant
toute intervention, le praticien informe la personne qui va être prise
en charge ou son référent et/ou son équipe médicale ou éducative sur
l’étendue des prestations à sa disposition, sur les droits et les
obligations de chacun, sur les indications et les contre-indications
ainsi que sur le montant des honoraires. Il s’engage à expliquer
clairement son rôle, sa formation et ses compétences professionnelles
spécifiques. Avec la personne prise en charge, ses référents, son
équipe médicale ou éducative et les administrations concernées, il
définit la méthode, le cadre et les limites de son intervention.
L’intervenant est tenu au secret professionnel, de fonction et au devoir
de discrétion. Il sollicite l’accord des personnes concernées ou de leur
référent avant d’effectuer et/ou d’utiliser des photographies, des
enregistrements audiovisuels ou sonores. Dans le cas où il s’agit
d’enfants mineurs, l’accord des parents ou du répondant légal est exigé.
La
prise en charge se base sur un accord mutuel qui donne le droit à
l’intervenant d’accepter ou de refuser celle-ci, en tenant compte de ses
compétences et de ses limites, mais aussi de la compatibilité des
caractères.
Le cas
échéant, l’intervenant collabore avec d’autres professionnels mandatés à
l’encadrement de la personne prise en charge. Avec l’accord de cette
dernière ou de ses référents, il partage avec eux ses connaissances, ses
expériences et ses questionnements.

ARTICLE TROISIÈME
L’ANIMAL
ACCOMPAGNANT LES INTERVENTIONS EN ZOOTHERAPIE
L’intervenant a le
devoir de s’informer sur les conditions de détention appropriées à
chaque espèce d’animal qu’il fait intervenir en zoothérapie et il
s’engage à les appliquer, conformément à l’Ordonnance fédérale sur la
protection des animaux, notamment en ce qui concerne leur bien-être et
leurs besoins vitaux, c'est-à-dire :
-
la forme et l'espace minimum de leur
enclos, cage ou lieu d'habitation
-
les besoins de compagnie optimale de
certaines espèces
(chevaux, lapins, cochons d'Inde, chinchilla, ânes...)
-
la nourriture et
les soins quotidiens
-
les besoins de
mouvements et de repos quotidiens, selon la physiologie et le
comportement propre à l'espèce
-
le suivi et les
soins vétérinaires indispensables (maladies, accidents, vieillesse,
vaccins et vermifuges réguliers ou prévention homéopathique
alternative ayant fait ses preuves)
Les
membres doivent tenir à jour trimestriellement une liste des animaux
avec lesquels ils travaillent (naissances, maladies, soins, accidents,
décès et cause de décès).
L’intervenant s’engage à ne pas travailler avec un animal malade ou en
mauvaise condition psychique ou physique. Il veille sur l’état de
l’animal avant et après chaque intervention et, en cas de nécessité, il
prend les dispositions adéquates. L’intervenant ne doit en aucun
cas surmener l’animal.
L’intervenant explique à la personne ou au groupe pris en charge le
comportement adéquat à adopter face à l’animal présent. Il veille au
respect de ses indications et protège l’animal en toute circonstance.
ARTICLE QUATRIEME
AUTRES
DISPOSITIONS
Les membres de
l'Association Suisse de Zoothérapie acceptent que leur nom soit
communiqué au vétérinaire cantonal de leur région. Ils s'engagent à faire
contrôler les animaux qui les assistent en zoothérapie au minimum deux
fois par an par un vétérinaire de leur choix.
La
présente charte a été acceptée à l'unanimité par les membres présents
à l'Assemblée générale ordinaire du 5 juin 2007.
Copyright de cette charte: Association Suisse de
Zoothérapie /
12.01.2010 |